Déposer mon relevé

30 termes · 5 familles

Le vocabulaire des frais d'encaissement, expliqué

Un taux d'encaissement n'est pas un prix, c'est une addition. Derrière le chiffre unique inscrit sur un contrat monétique, trois couches s'empilent, et une seule des trois se discute : les deux autres sont arrêtées ailleurs, par un règlement européen et par les barèmes des réseaux, que le commerçant subit sans les négocier.

Un taux, trois couches

Cas représentatif — restauration, 41 200 € de volume carte par mois. Taux réel du cas : 1,70 %.

  1. Interchange, 0,22 %, plafonné par la loi
  2. Frais de réseaux, 0,03 %, fixé par les réseaux
  3. Marge de l'acquéreur, 1,45 %, la seule part négociable

Les deux premières parts sont arrêtées ailleurs — par un règlement européen et par les barèmes des réseaux. La troisième est celle qui se discute, et c'est aussi la plus lourde. Chaque part mène à sa fiche.

Largeurs proportionnelles aux parts, hors seuil de lisibilité appliqué à la plus fine.

Chiffres d'illustration calculés par notre moteur — méthodologie.

Tant qu'elles restent confondues, comparer deux offres revient à comparer deux totaux — un exercice qui ne dit rien de ce que l'on paie en trop. Ce lexique sert à défaire l'addition. Ses trente termes ne suivent pas l'alphabet mais l'ordre dans lequel un commerçant les rencontre : ce qu'il paie, comment un paiement chemine, qui se tient sur ce chemin, quand les fonds arrivent enfin, et ce qui coûte sans jamais figurer sur une ligne. Chaque fiche indique l'outil par lequel mettre le terme en chiffres — simulateur, diagnostic ou audit —, désigné terme par terme plutôt que par une règle générale. Basis mesure, compare et oriente, puis met en relation avec le prestataire agréé retenu : le vocabulaire réuni ici est celui de vos contrats, pas celui de Basis.

Ce que vous payez

Six termes pour transformer un chiffre unique en somme vérifiable. Les trois premiers sont les couches elles-mêmes, dans l'ordre où elles s'empilent, du plancher réglementaire jusqu'à la part qui reste à discuter ; les deux suivants sont les deux façons de vous les présenter ; le dernier est le document annuel où l'addition se relit en entier. Commencer ailleurs qu'ici, c'est se condamner à comparer des totaux entre eux, ce qui donne toujours raison au moins-disant apparent.

Outil Basis recommandé : simulateur

Interchange

La part de vos frais carte reversée à la banque de votre client — plafonnée par la loi.

Outil Basis recommandé : simulateur

Frais de réseaux (frais scheme)

Les frais prélevés par les réseaux CB, Visa et Mastercard sur chaque transaction.

Outil Basis recommandé : simulateur

Marge de l'acquéreur

La seule part négociable de vos frais carte : ce que garde votre prestataire.

Outil Basis recommandé : simulateur

Taux « tout compris » (blended)

Un taux unique qui mélange interchange, frais scheme et marge — pratique mais opaque.

Outil Basis recommandé : simulateur

Interchange ++ (IC++)

Une tarification transparente qui détaille interchange, frais scheme et marge séparément.

Outil Basis recommandé : audit

RAFEC

Le relevé annuel des frais d'encaissement carte que votre banque doit vous fournir.

Les cinq familles

Comment un paiement passe

Entre le geste du client et l'autorisation, une seconde s'écoule. Sept termes peuplent ce trajet : des étapes qui s'enchaînent, mais aussi les instruments, les supports et les matériels par lesquels la carte se présente. Cette famille les remet dans l'ordre du trajet plutôt que dans celui du dictionnaire, parce que c'est le trajet qui explique les écarts : deux encaissements du même montant ne coûtent pas la même chose selon la façon dont la carte a été présentée, authentifiée et transmise.

Outil Basis recommandé : diagnostic

3D Secure (3DS2)

Le protocole d'authentification qui sécurise les paiements en ligne.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Tokenisation

Le remplacement des données de carte par un jeton, pour sécuriser et fluidifier les paiements.

Service lié : Paiement récurrent et abonnement →

Outil Basis recommandé : diagnostic

Autorisation de paiement

La demande envoyée à la banque du client pour valider un paiement avant de l'encaisser.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Paiement sans contact

Le paiement par simple approche de la carte ou du téléphone, sans code sous un certain montant.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Portefeuille électronique (wallet)

L'application qui stocke les cartes du client pour payer d'un geste, en magasin comme en ligne.

Service lié : Portefeuilles électroniques (Apple Pay, Google Pay, Wero) →

Outil Basis recommandé : audit

SoftPOS (Tap to Pay)

La technologie qui transforme un simple smartphone en terminal de paiement sans contact.

Service lié : SoftPOS (Tap to Pay) →

Outil Basis recommandé : audit

Titres-restaurant dématérialisés

La version carte ou mobile du titre-restaurant, acceptée sur un terminal compatible.

Service lié : Titres-restaurant dématérialisés →

Les cinq familles

Qui intervient

Quatre termes pour savoir qui intervient, et sous quelle identité vous êtes enregistré. Un paiement carte fait travailler plusieurs établissements pour une seule transaction, et chacun retient sa part au passage. Nommer ces acteurs, c'est savoir à qui adresser une question — et surtout lequel d'entre eux détient la seule part du taux qui se renégocie. Le dernier n'est pas un établissement mais le code sous lequel les réseaux vous classent : il pèse sur ce que les autres vous comptent.

Outil Basis recommandé : audit

Prestataire de services de paiement (PSP)

L'intermédiaire technique qui connecte votre encaissement aux réseaux de cartes et aux banques.

Outil Basis recommandé : audit

Acquéreur

La banque ou l'établissement qui encaisse vos paiements carte et vous reverse les fonds.

Outil Basis recommandé : audit

Émetteur (banque du porteur)

La banque qui a délivré la carte de votre client et autorise ses paiements.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Code marchand (MCC)

Le code à quatre chiffres qui classe votre activité et influence vos frais carte.

Les cinq familles

Quand l'argent arrive

Encaisser et être payé sont deux moments distincts, parfois séparés de plusieurs jours. Ces neuf termes couvrent le calendrier des fonds : la façon dont ils circulent, où ils patientent, sous quelle protection, et à quel rythme selon la promesse de paiement souscrite. Un délai ne se lit sur aucune ligne de frais, mais il se paie en trésorerie — c'est le coût que les comparateurs oublient le plus souvent.

Outil Basis recommandé : audit

Compensation interbancaire

L'étape où les fonds d'un paiement carte transitent réellement entre les banques.

Outil Basis recommandé : audit

Initiation de paiement (PISP)

Le service qui déclenche un virement direct depuis le compte du client, sans passer par la carte.

Service lié : Initiation de virement (PISP) →

Outil Basis recommandé : diagnostic

Virement et prélèvement SEPA

Les paiements en euros de compte à compte au sein de l'espace bancaire européen unifié.

Service lié : Prélèvement SEPA (Core & B2B) →

Outil Basis recommandé : diagnostic

Mandat de prélèvement

L'autorisation signée par le client qui permet de prélever son compte de façon récurrente.

Service lié : Mandats de prélèvement électroniques (e-mandats) →

Outil Basis recommandé : audit

Split payment (paiement réparti)

La répartition automatique d'un paiement entre plusieurs bénéficiaires, typique des marketplaces.

Service lié : Marketplace et split payment →

Outil Basis recommandé : audit

Compte de cantonnement

Le compte qui isole les fonds des tiers de la trésorerie propre de la plateforme.

Service lié : Marketplace et split payment →

Outil Basis recommandé : diagnostic

Paiement fractionné (BNPL)

La facilité qui permet au client de payer en plusieurs fois, souvent sans frais pour lui.

Service lié : Paiement en 3x, 4x, 10x, 12x (B2C) →

Outil Basis recommandé : audit

Payout (délai de versement)

Le délai entre l'encaissement d'un paiement et l'arrivée réelle des fonds sur votre compte.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Paiement récurrent

Le prélèvement automatique et répété d'un client, typique des abonnements.

Service lié : Paiement récurrent et abonnement →

Les cinq familles

Ce qui coûte sans se voir

Ces quatre mécanismes ont un point commun : aucun ne se lit dans le taux affiché, et tous les quatre déplacent votre résultat — dans un sens ou dans l'autre. Une transaction refusée ne se facture pas, elle se perd ; une contestation se règle en frais de gestion et en temps passé ; une conversion de devise peut rapporter, mais elle pèse sur la relation client ; une exigence de conformité se paie en travail. L'effet est réel, simplement il se lit ailleurs que sur la ligne de taux. Cette famille existe pour le rendre visible.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Taux d'acceptation

La part de vos paiements carte effectivement autorisés et aboutis.

Outil Basis recommandé : diagnostic

Chargeback (impayé / rétrofacturation)

Le remboursement forcé d'une transaction contestée par le porteur de la carte.

Outil Basis recommandé : diagnostic

DCC (conversion dynamique de devise)

L'option qui propose au client étranger de payer dans sa propre devise.

Outil Basis recommandé : diagnostic

PCI-DSS

La norme de sécurité qui encadre la manipulation des données de carte.

Service lié : Passerelle de paiement e-commerce →

Les cinq familles

Par où mettre un terme en chiffres

Chaque terme indique l'outil par lequel commencer : audit (relevé en main), diagnostic (60 secondes) ou simulateur (estimation).

  1. Outil Basis recommandé : audit

    Relevé en main

    Auditer mes frais sur mon relevé →

  2. Outil Basis recommandé : diagnostic

    60 secondes

    Faire le diagnostic 60 secondes →

  3. Outil Basis recommandé : simulateur

    Estimation

    Estimer avec le simulateur →

Du mot au contrat

Les cinq familles du catalogue reprennent ces termes là où ils deviennent des lignes de facture, service par service.

Questions fréquentes

Par quel terme commencer ?
Par l'interchange, le plancher que personne ne discute, puis en remontant couche par couche jusqu'à la marge de l'acquéreur — la seule qui se négocie. Le taux dit « tout compris » ne s'interprète qu'une fois cette addition défaite : les quatre autres familles la supposent acquise.
Pourquoi mon taux réel diffère-t-il de celui qui m'a été annoncé ?
Parce qu'un taux annoncé vaut pour une carte moyenne. Le type de carte, le canal de vente et le pays d'émission déplacent chacun le coût réel ; votre relevé porte la moyenne de vos transactions, pas celle du marché.
Qu'est-ce qui se négocie vraiment ?
Une seule des trois couches : celle que garde votre prestataire. Les deux autres sont plafonnées ou tarifées en amont, selon des barèmes publics que personne ne négocie. Une négociation sérieuse porte donc sur une fraction du chiffre, jamais sur sa totalité.
Comment lire un relevé monétique avec ce lexique ?
Repérez d'abord le total facturé, puis les lignes qui le composent. Ce que vous n'y trouvez pas existe quand même : les mécanismes de la dernière famille se paient hors facture, en ventes manquées ou en heures.

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